Interview de Bernard GRAU
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Bernard GRAU est conseiller régional de la coopération andine de l’ambassade de France au Pérou |
1) Quels ont été les points validés dans la coopération avec le Pérou depuis le passage de la mission du GIP SPSI ?
Les déclarations des responsables ministériels péruviens comme celles des représentants de l'Organisme Andin de la Santé ont confirmé la lettre et l'esprit des conclusions qui ont sanctionné la visite de la mission du GIP SPSI.
Les besoins en équipements, les conseils en matière de gestion hospitalière et les recommandations relatives à la bonne insertion de l'établissement hospitalier dans le tissu social en constituent les principaux points.
D'autre part, l'adoption par la dernière conférence des ministres compétents de l'Organisme Andin de la
Santé (Chili, Pérou, Equateur, Colombie, Venezuela et Bolivie), qui eut lieu à Bogota le 24 mars dernier, du principe de création d'une Agence andine du médicament -sur le modèle de l'Agence française du médicament-
est un élément nouveau et très encourageant de notre coopération.
2) Comment s'articule le rôle respectif de l'Ambassade de France et du GIP dans un dossier comme celui-ci ?
Les rôles de l'Ambassade de France et du GIP dans les dossiers que nous suivons ensemble obéissent au principe de logique. La mission de l'Ambassade, sur le terrain, repose sur la collecte des informations pertinentes, le contact permanent avec les autorités locales et la préparation des prochaines étapes du processus de coopération engagé par
le GIP. L'Ambassade de France est en quelque sorte le porte parole permanent du GIP. A charge pour l'Ambassade de France d'informer correctement le GIP sur le cadre d'actualité des éléments composant les champs de coopération décidés ensemble.
3) En quoi le choix de Lima comme tête de pont pour la coopération en matière de santé et de protection sociale en Amérique Latine vous paraît-il judicieux ?
Lima abrite tout d'abord le secrétariat général de l'Organisme Andin de la Santé. C'est une organisation internationale régionale qui a le mérite de ne pas "coller" exactement à la circonscription régionale dénommée "Communauté Andine", puisque le Chili qui ne fait plus partie de la Communauté Andine fait partie de l'Organisme andin de la Santé.
Le rayonnement depuis Lima de l'institution multilatérale dédiée à la santé est indiscutable. D'autre part Lima abrite de nombreux instituts spécialisés et centres de recherche qui imprègnent durablement l'action internationale au départ de la capitale du Pérou.
Enfin les projets de création de l'Agence Andine du médicament et du mécanisme andin de sécurité sociale constituent deux étapes essentielles de la construction de l'intégration, étapes que l'on ne retrouve ni au sein du Mercosur, ni au sein du Système intégré centraméricain, ni au sein de l'ensemble caraïbe.
4) Les changements politiques dans plusieurs États de la zone andine peuvent elles avoir un impact sur les projets en cours (Instrument andin de sécurité sociale, agence andine du médicament, etc.)?
Les changements politiques ont lieu naturellement au gré de la conclusion des processus électoraux qui interviennent, périodiquement, dans les pays intéressés.
Dans la mesure où les thèmes de travail du GIP SPSI relèvent de l'urgence de l'action publique les aléas électoraux n'ont que peu d'influence sur la nature des thèmes, la définition de leur impact.
Par contre la coopération française est attentive à nouer les liens indispensables avec les nouveaux responsables afin que les projets ébauchés suivent leur cours attendu.









