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Le ministère des affaires étrangères et européennes

Chargé de la politique extérieure de la France, le ministère des affaires étrangères et européennes est un acteur clé de la coopération internationale, grâce à son réseau culturel et de postes diplomatiques qui lui assure une présence dans de nombreux États du globe. Il compte donc tout naturellement au rang des membres fondateurs du GIP SPSI.

Quatre grandes missions

Le ministère des affaires étrangères et européennes assure une quadruple mission :

  • Il informe le président de la République et le gouvernement sur l’évolution de la conjoncture internationale et la situation des États étrangers. Les informations – de nature politique, économique, culturelle ou de coopération - sont transmises au ministère par les ambassades et consulats de France à l’étranger.
  • Il conçoit la politique extérieure de la France à partir des informations ainsi recueillies et propose les orientations de la politique internationale française.
  • Il conduit et coordonne les relations extérieures de la France, en la représentant auprès des gouvernements étrangers et des organisations internationales. Il coordonne également les actions extérieures des autres ministères. L'ambassadeur est le représentant du président de la République auprès des autorités de son pays de résidence. Il négocie au nom de la France, signe des accords et effectue toute démarche en son nom.
  • Il veille à la protection des intérêts français à l’étranger et assure – par l'intermédiaire des postes consulaires - l’assistance aux ressortissants français hors du territoire.

Le ministre des affaires étrangères et européennes compte, à ses côtés, un secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, un secrétaire d'Etat chargé de la coopération et de la francophonie et une secrétaire d'Etat chargé des affaires étrangères et des droits de l'homme.

Le second réseau du monde

Héritier d'une longue tradition, le ministère des affaires étrangères est organisé en plus de vingt directions, coordonnées par un secrétaire général.

Celles qui peuvent concerner plus particulièrement le GIP SPSI sont :

  • Direction générale des affaires politiques et de sécurité, notamment avec la Direction des Nations Unies et des organisations internationales,
  • Direction générale de la coopération internationale et du développement, notamment avec la Direction des politiques de développement, celle de la coopération culturelle et du français, et celle de la coopération scientifique et universitaire,
  • Les directions géographiques : Coopération européenne - Europe continentale - Afrique et de l'Océan Indien - Afrique du Nord et du Moyen-Orient - Amériques et des Caraïbes - Asie et d'Océanie,
  • Direction des Français à l'étranger et des étrangers en France,

S'y ajoutent plusieurs organismes et services spécialisés, notamment le Centre d'analyse et de prévision ou le Service des affaires francophones.

A l'étranger, l'action de la France s'appuie sur un réseau regroupant désormais 156 ambassades, avec un service de coopération et d’action culturelle (SCAC), 17 représentations et 98 postes consulaires.
Ces chiffres en font le second réseau du monde, après celui des États-Unis.

Les axes d'intervention en matière de santé et développement

En matière de santé et développement, les actions de coopération de la France s'inscrivent, pour une large part, dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement (OMD), dont trois concernent directement les questions sanitaires :

  • réduire des deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans,
  • réduire des trois quarts le taux de mortalité maternelle ;
  • stopper la propagation du VIH/SIDA, maîtriser le paludisme et les autres grandes maladies et commencer à inverser la tendance actuelle.

S'y ajoute, au titre de l'objectif global 8, la recherche d'un meilleur accès de tous les pays aux médicaments essentiels.
Le secteur de la santé bénéficie de près de 200 millions d'euros d'engagements annuels, dont environ 60% dans un cadre bilatéral.

La France est particulièrement présente en matière de lutte contre le sida et depuis le G8 d'Evian, la France est devenue le second financeur – derrière les Etats-Unis – du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, avec une contribution de 150 M€ par an. Elle intervient aussi avec le GIP Esther.

Les autres axes prioritaires de coopération, dans le domaine santé et développement, concernent :

  • le renforcement des systèmes de santé : appui aux politiques nationales de santé publique et à l’organisation décentralisée de l’offre de santé (filières de santé), développement des ressources humaines (formation et gestion des professions de santé), politique du médicament…
  • l'appui au financement des systèmes de santé, en s'efforçant d’assurer la viabilité de ces systèmes par la recherche d’un équilibre entre aide extérieure, budgets nationaux, participation des populations et mise en place de mécanismes de solidarité.

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