Le système français de santé

L'organisation mondiale de santé donne de la santé une définition très large, en la considérant comme "un état complet de bien-être, sur le plan physique, psychique et social". La notion de santé est donc plus large que les seuls soins. Les conditions de logement, de travail, l’alimentation, l’hérédité font notamment partie des facteurs qui exercent une influence sur l’état de santé d’un individu. Dans les pays développés, on estime à environ 15% la contribution du système de soins à l’état de santé des habitants.

Dans un rapport paru en 2000, l'OMS à placé le système de santé français au premier rang de ses 191 membres, en se fondant sur la qualité des soins dispensés. En 2002, l’espérance de vie des femmes en France atteignait ainsi 83 ans - l'un des chiffres les plus élevés au monde - et celle des hommes, 75,6 ans.

En France, le système de santé planifie et organise l’offre de soins, afin de répondre aux attentes et aux besoins de la population. Sa mise en œuvre doit favoriser une couverture équilibrée du territoire et une interaction efficace des différents acteurs : établissements de santé publics et privés, médecins libéraux, auxiliaires médicaux, industrie pharmaceutique...

La politique de santé publique intervient à deux niveaux : celui des personnes - autrement dit les situations et les comportements individuels - et celui de la population. La loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004 fixe ainsi 100 objectifs chiffrés de santé, à atteindre dans un délai de cinq ans.

L'actuel système de santé français est l'héritier d'une longue histoire. Le plus ancien établissement hospitalier serait ainsi l’Hôtel-Dieu de Paris. Selon la tradition, il aurait été créé par saint Landry en 650. Le lieu servait surtout à recevoir des personnes dépourvues de ressources, à la fois pour les abriter, les nourrir et les soigner. Le premier véritable hôpital - au sens moderne du terme – serait la Maison royale de santé fondée par Henri IV en 1607, toujours à Paris, et devenue aujourd’hui l’hôpital Saint-Louis.
Premier exemple de rationalisation de la santé publique, elle fut alors bâtie en marge de la capitale pour des raisons sanitaires.


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